AngeVinci

En des glyphes formels, ici, le Geste épouse la Parole.

En un Geste hésitant, ici, le signe opère sur le nombre comme sur le monde.

Voici un lieu du verbe en acte, théâtre de la construction du sens par la forme...

Un terrain de jeu de la mathématique, connaissance élaborée par opposition à l'expérience reçue...

...Et c'est aussi le site de classe de la MP* du lycée Chaptal !

Index de l'article



L'Ombredindoute est une volaille d'Onirique, lointainement apparentée au dindon d'Amérique.

(Sauf que le continent Onirique existe, contrairement à l'Amérique qui n'est qu'une chimère, et que par rapport à l'Amérique, c'est complètement à l'Ouest. L'Onirique, hein, pas moi... )

Elle est sortie de son neuf au hasard d'une solution incomplète, qui présumait à tort du caractère réel d'une matrice, dans un corrigé de problème sur «le logarithme matriciel».
Or nul n'ignore qu'à l'ombre de la réflexion, les nombres réels se redoublent d'imaginaires, et qu'il faut bien ceux là pour donner corps au réel...
Depuis son éclosion, elle ne cesse de pondre des irrationnels.

Lorsque l'Ombredindoute glougloute, (son cri est assez bien rendu par «louquelouque») les portes de la perception s'entrouvrent un instant, et le nombre est rendu à l'animal, lorsqu'il est définissable, et retourne sinon sur l'île du jamais-jamais, danser avec l'Ω de Chaïtin.

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— ENTRE DEUX MIROIRS —
INTRODUCTION À LA BIBLIOTHÈQUE DES MYSTÈRES


Deux miroirs semi-transparents :
l’un cache derrière lui les tréfonds de votre esprit, l’autre fait écran entre l’Univers et vous. De multiples reflets de motifs lumineux vous submergent.

Ces taches rouges sur l’écran sont-elles les restes d’une galaxie morte, lointaine de plusieurs millions d’années-lumière, qui se consument, ou bien votre vision mentale, éblouie par les braises rougeoyantes de peurs et de désirs reptiliens, vieux de plusieurs millions d’années, dans une chambre cachée de votre cerveau ?

Perdu…
...mais scrutant profondément les ténèbres de l’espace anonyme,
ni à l’intérieur ni à l’extérieur de ce que vous appelez « moi-même »,  vous percevez des chuchotements sans son, des visions sans lumière – l’Univers –,  se reflétant dans les miroirs des esprits des autres, essayant de vous parler dans un langage fait d’invisibles et silencieux cordons de symboles hiéroglyphiques.

Douloureusement, avec effort, presque comme dans un rêve, vous vous apercevez que les symboles sont des mots, et les miroirs des livres.
Vous entamez la lecture, et votre conversation avec l’Univers commence.

Misha Gromov.