ermine

En des glyphes formels, ici, le Geste épouse la Parole.

En un Geste hésitant, ici, le signe opère sur le nombre comme sur le monde.

Voici un lieu du verbe en acte, théâtre de la construction du sens par la forme...

Un terrain de jeu de la mathématique, connaissance élaborée par opposition à l'expérience reçue...

...Et c'est aussi le site de classe de la MP* du lycée Chaptal !

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Georges Green ou la destinée
(Wuthering Heights)

« Le flux du rotationnel d'un champ vectoriel à travers une surface égale la circulation de ce champ sur le contour de cette surface. »

  Au fil des années, depuis ma rencontre primordiale avec l'instant où Archimède souleva le monde,
je chasse à l’affût les scènes de catharsis scientifique, ces moments où l'épuration de soi laisse transparaître le monde même. Parce que je traque, que je  guette  l'instant où être témoin de l'absence même,  il m'est arrivé encore d'en ramener d'autres dans mes filets.

Je vais essayer de vous conter ma dernière prise, telle qu'elle m'a saisi en mai 2011, dans l'écrin de sa gangue contextuelle :  il me faudra un lent récit pour laisser, sans le briser, éclore ce frêle papillon de mai.

 

 

Tout vient de mes interrogations sur un ensemble de formules profondément apparentées,  cruciales en physique, et mathématiquement « difficiles ». Ce sont « les formules de Stokes », à savoir la formule de Stokes-Ampère, celle de Green-Ostrogradski, et celle de Green-Riemann, qui apparaissent toutes comme cas particulier d’une formule très générale et très abstraite, dite formule de Stokes :

 

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Toutes les peurs oubliées sont de nouveau là, [...] la peur que ce bord déchirré d'une lettre ouverte ne soit un objet défendu, [...] la peur qu'un chiffre ne puisse commencer à croître dans mon cerveau, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour lui en moi;
la peur que ma couche soit en granit, [...]la peur de ne pouvoir rien dire parce que tout est indicible, et les autres peurs, les peurs.

J'ai prié pour retrouver mon enfance, et elle est revenue, et je sens qu'elle est toujours dure comme autrefois et qu'il ne m'a servi à rien de vieillir.

Rainer Maria Rilke,
les cahiers de Malte Laurid Brigge.