Van Dongen gypsy

En des glyphes formels, ici, le Geste épouse la Parole.

En un Geste hésitant, ici, le signe opère sur le nombre comme sur le monde.

Voici un lieu du verbe en acte, théâtre de la construction du sens par la forme...

Un terrain de jeu de la mathématique, connaissance élaborée par opposition à l'expérience reçue...

...Et c'est aussi le site de classe de la MP* du lycée Chaptal !

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travaux(Juste esquissé. A continuer un de ces 4...)travaux

    TristeMon métier à plein temps étant l'enseignement, et pas la maintenance/création/ gestion de site, même aussi beau, je n'ai pas le temps de développer les réponses aux questions (que vous vous posez...) ci-dessous. Mais si vous venez me (nous...) voir à la  journée portes ouvertes, nous pourrons en discuter à loisir !!!Complice

Pourquoi (pas) les CPGE, pourquoi (pas) l'Université ?

Normalement, tout devrait être clair, puisque ces deux institutions devraient avoir des fonctions bien distinctes, voire disjointes. Hélas, compte tenu de l'histoire qui a fait la singularité du système éducatif français, il n'en est rien, ce qui rend les choix très difficiles pour ceux qui ne le connaissent pas. Je vais donc commencer par vous expliquer pourquoi et en quoi les choses ne sont ce qu'elles devraient être...



Lorsqu’au début du XIXème siècle, la nécessité d’un enseignement scientifique institutionnalisé est apparue, l’Université (où en enseignait les humanités, le droit, la médecine, la théologie), jugeant la matière indigne de ses hauteurs, s’y est refusée. Les autorités ont donc développé les nouvelles structures à partir de rien, en créant les futures « grandes écoles », spécialisées (donc diamétralement opposé à l’universalité de la faculté…) en fonction des besoins de l’industrie, de l’état, de l’armée…

Pour en assurer le recrutement, (puisque le public universitaire s’y refusait…), les premiers recruteurs battaient la campagne (la France était un pays très rural), en faisant valoir la certitude des débouchés, et sélectionnaient des candidats n’ayant qu’un niveau d’étude à l’origine très faible, à partir d’interrogations orales dont le contenu, très pauvre, ne variait pas au cours des années et des lieux.
Bien entendu, au bout de très peu de temps,  partout où les recruteurs passaient, les candidats à ce prodigieux ascenseur social avaient déjà hérité d’un cousin, d’un aîné, d’un ami, des précieux questionnaires, et on se retrouvait avec de futurs ingénieurs pratiquement analphabètes. On varia donc les questionnaires, on introduisit des problèmes de réflexion, de calcul, on élabora des épreuves écrites, etc…
Comme les candidats « naturels » à ces écoles, petits bourgeois, paysans, ouvriers, (la grande bourgeoisie et la noblesse envoyaient leurs rejetons à l’université recevoir une éducation, et non apprendre un métier), n’avaient qu’une scolarité primaire, au fur et à mesure que les épreuves commençaient à ressembler aux concours actuels, apparût une préparation de plus en plus organisée à ces concours, un enseignement « préparatoire » parallèle aux secondaire classique.
Finalement, lorsque la révolution industrielle ayant donné aux sciences et techniques une place majeure dans le tissu social, lorsque le pouvoir s’étant définitivement déplacé de la noblesse vers le tiers-état, des propriétaires terriens vers les industriels, l’Université voulût réintégrer tardivement dans son giron l’enseignement qu’elle avait d’abord méprisé.
Mais le mal était fait (même si, sur certains plans, c’était un mal pour un bien). Le système des grandes écoles était trop développé, trop structurellement, socialement, historiquement éloigné de la faculté pour s’y intégrer, lorsque les rapports de forces ont commencé à s’inverser.
On a du mal à concevoir aujourd’hui à quel point ces écoles ont été l’instrument du brassage social, alors que l’Université était fondamentalement élitiste et conservatrice, tant le succès de ce système a transformé sa vocation initiale au détriment de la voie traditionnelle. Paradoxalement, actuellement, les CPGE ne sont plus seulement des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, puisqu’elles font office  (particulièrement dans les filières littéraires, mais pas seulement), de «premier cycle universitaire de luxe», contrairement à leur vocation originelle. En effet, l’Université ancienne dont l’essentiel des étudiants avaient eu des répétiteurs particuliers, ou sortaient d’institutions privées réservées aux plus haute couche de la société, avait pour mission d’élever vers les hauteurs des jeunes gens déjà très bien formé dans leur milieu d’origine. Par contre, avant même l’institution par la troisième République de l’éducation publique, laïque et obligatoire, le corps enseignant des grandes écoles (puis des CPGE) se dévouait à dispenser une formation complète,  structurée, à vocation professionnelle, à des jeunes gens à qui le milieu familial et social n’offrait guère de bases.
Lorsque l’enseignement s’est massifié, que la population étudiante est passée par phases successives de 29 759 en 1900 à 1 500 000 en 1995,  le cadre très structuré des CPGE est devenu un refuge contre les carences d’un modèle universitaire qui n’a pu à son échelle immense s’adapter au besoin exponentiellement croissant d’une formation «intégrale».

Depuis cette date, les choses continuent d’évoluer rapidement, et sans doute plus rapidement à l’Université, sous la pression de l’urgence à s’adapter, que dans la filière CPGE-GE, mais le système des classes préparatoires reste à ce jour d’une efficacité incomparable, bien que porteur des contradictions d’une histoire sans équivalent hors de France.

Questions matérielles.

Enseignants purs versus enseignants-chercheurs.
Unité de l'enseignement.


Ce ne sont que des nuances...
L'unique critère de choix valable. 
Différences (minimes) de débouchés.

Y a-t-il de bons et de mauvais lycée ?
Y a-til de bons et de mauvais profs de prépas (selon les lycées...) ?
Connais-toi toi même.


Bonne et mauvaise difficulté, difficulté nécessaire ou inutile.
Difficultés propre au passage dans le supérieur.
Difficultés propres à la matière enseignée.
Difficulté de grandir, de choisir, de vouloir, d'avoir 17,18,19,20 ans...

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Toutes les peurs oubliées sont de nouveau là, [...] la peur que ce bord déchirré d'une lettre ouverte ne soit un objet défendu, [...] la peur qu'un chiffre ne puisse commencer à croître dans mon cerveau, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour lui en moi;
la peur que ma couche soit en granit, [...]la peur de ne pouvoir rien dire parce que tout est indicible, et les autres peurs, les peurs.

J'ai prié pour retrouver mon enfance, et elle est revenue, et je sens qu'elle est toujours dure comme autrefois et qu'il ne m'a servi à rien de vieillir.

Rainer Maria Rilke,
les cahiers de Malte Laurid Brigge.