ermine

Ci-dessous, Meuh, ma vache à plumes, est en transhumance d'En Geste vers Mouvement-Transitions. (Cliquez sur ce nom...)
C'est un très joli site, un pendant littéraire (et très éclectique) de ce que j'essaie de faire du coté des maths...
Enfin, c'est bien plus fourni, construit, développé, mûri que mon petit bidule, hein, parce qu'il y a derrière ce projet protéiforme toute une bande de pratiquant(e)s des arts de vi(vr)e, enthousiastes et efficaces (à commencer par Hélène Merlin-Kajman que je salue joyeusement ici de toutes mes plumes).
On m'y a fait l'honneur d'une petite place qui m'est très chère, il me faudra travailler pour la mériter : tant mieux !

Transhumance...

Meuh est parfaitement réelle. Ce qui flotte au-dessus est une photographie, pas un dessin.
C'est une vache pleine de tendresse, cadeau d'au-revoir de ma dernière classe de MP à Condorcet.
Elle a des plumes de cygnifiant, de nous pigeons très vite, de pies de vaches, etc...
Lorsque j'ai des paresses impardonnables qui font de moi une bête coléreuse, son indulgence me redonne le goût du don.
Si elle avait une trompe et une défense et demie, elle serait Ganesh...
Grâce en soit tout particulièrement rendue à Alexis Jouan qui en a lancé l'idée, et à Lucie Villais qui lui a donné vie (et plumes).

C'est aussi un clin d'œil à l'être de pur signifié qui hante mes premières leçons de l'année, quand il me faut faire entendre que tous les éléments du vides ont toutes les propriétés : mes étudiants apprennent très vite que toutes les vaches plumes tricotent, puisqu'il n'y en a aucune qui ne tricote pas.

En fait, bien que ces élèves impertinents aient voulu me donner tort en m'offrant Meuh, ce n'est pas un contre-exemple :
Meuh tricote jour et nuit le duvet du rêve, elle tisse le lien d'affection qui me lie à tous mes anciens élèves, maille par maille.


quetzalcoatl, Serpent à plumes.

 

Voici de quelle histoire de cour de récré a surgi la vache à plumes qui hante mes cours.

Deux vaches sont assises dans un arbre.
Naturellement, elles tricotent, comme toutes les vaches assises dans un arbre.
Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic....Et puis flap-flap-flap-flap, un éléphant passe à tire d'oreilles. La première vache fronce un sourcil soupçonneux.
Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic-Tic....
...flap-flap-flap-flap.
Oh
! s'étonne la seconde vache, un deuxième éléphant qui passe à tire d'oreilles !

Alors, la première haussant les épaules :
Ah ouais, il doit y avoir un nid.

 

 

You have no rights to post comments

Recherche

Identification

 

Depuis huit mois j’ai vu le premier rayon de lumière, depuis trois mois j’aperçois le jour, enfin depuis quelques jours je regarde le soleil de la plus admirable contemplation.
Je m’abandonne à mon enthousiasme, car j'ai dérobé les vases d’or des Égyptiens pour en former à mon Dieu un tabernacle, bien loin des confins de l’Égypte.

Le sort en est jeté : j’écris mon livre.
Il sera lu par l’âge présent ou par la postérité, peu m’importe : mon livre peut attendre ses lecteurs.
Dieu n’a-t- il pas attendu six mille ans avant de créer une intelligence qui pût comprendre ses œuvres ?

Johannes Kepler, Harmonices Mundi.